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Arcangelo Corelli

La Folia op. 5 n°12

Effectif
violon et basse continue
Niveau
avancé
Style
baroque
Source
IMSLP

foliabasse obstinéevariationsRomemonument du répertoire

Notes pédagogiques

L'œuvre dans son contexte

La Folia est la douzième et dernière sonate de l'op. 5 de Corelli (1700). C'est l'œuvre la plus célèbre de tout l'opus et l'une des Folia les plus jouées et les plus enregistrées de l'histoire de la musique. Elle est devenue le modèle de référence du genre pour tout le XVIIIe siècle : Vivaldi (RV 63), Geminiani (arrangement à plusieurs voix), Liszt (paraphrase tardive) et de nombreux autres s'en inspireront directement. La pièce conclut l'opus de la même manière que Vivaldi conclura le sien en 1705 par la Follia RV 63, témoignant de la place centrale de ce schéma dans l'imaginaire du baroque italien.

Caractéristiques musicales et pistes de travail

Structure de vingt-trois variations sur la basse obstinée de la Folia, tonalité de ré mineur. L'écriture du violon explore progressivement toutes les ressources de l'instrument : doubles cordes, traits virtuoses, ornementation, contraste affectif. La basse continue tient une trame harmonique stable mais peut s'inventer en accompagnement participatif. Pédagogiquement, la Folia est un cas d'école pour le travail de la variation continue, de la progression dramaturgique sur un cadre fixe, et de la conduite d'une œuvre longue. Pour une exécution historiquement informée : tempos très contrastés entre variations, ornementation et diminutions improvisées dans l'esprit de l'époque, basse continue active et inventive.

Pour aller plus loin

Édition critique : Hans Joachim Marx (éd.), Arcangelo Corelli, Historisch-kritische Gesamtausgabe der Werke, Laaber-Verlag.

Enregistrements HIP de référence :

Sources de la fiche

Grove Music Online (article « Corelli, Arcangelo »), Hans Joachim Marx Die Werke Arcangelo Corellis, site de référence folias.nl, IMSLP.