Arcangelo Corelli
Douze Sonates en trio op. 2
Notes pédagogiques
L'œuvre dans son contexte
Les Douze Sonates en trio op. 2 paraissent à Rome chez Giovanni Angelo Mutij en 1685, quatre ans après l'op. 1. Le titre complet précise Sonate da camera a tre, doi Violini, e Violone, o Cimbalo, Opera Seconda. L'opus est dédié au cardinal Pamphili, l'un des principaux mécènes de Corelli à Rome. Là où l'op. 1 codifiait la sonata da chiesa, l'op. 2 codifie la sonata da camera, fondée sur l'enchaînement de danses stylisées (Allemanda, Corrente, Sarabanda, Giga, Gavotta).
Caractéristiques musicales et pistes de travail
Les sonates suivent typiquement le schéma Preludio puis suite de danses. L'écriture est plus légère et chantante que dans l'op. 1, avec un caractère plus mondain. La basse continue est ici généralement réalisée au clavecin (cimbalo) plutôt qu'à l'orgue. Pédagogiquement, l'op. 2 est un excellent complément à l'op. 1 pour aborder la sonate en trio dans son versant chambriste, et pour travailler le répertoire de danse baroque dans son écriture la plus pure. Pour une exécution historiquement informée : tempos de danse caractérisés (la Corrente n'est pas la Sarabanda), articulation typique de chaque danse, basse continue au clavecin avec une touche de luth ou théorbe possible.
Pour aller plus loin
Édition critique : Hans Joachim Marx (éd.), Arcangelo Corelli, Historisch-kritische Gesamtausgabe der Werke, Laaber-Verlag.
Enregistrements HIP de référence :
- The Purcell Quartet : https://www.youtube.com/results?search_query=purcell+quartet+corelli+op+2
- Academia Bizantina, dir. Ottavio Dantone
- Trio Sonnerie
Sources de la fiche
Grove Music Online (article « Corelli, Arcangelo »), Hans Joachim Marx Die Werke Arcangelo Corellis, IMSLP.