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Tony Sullivan

The Exile of Erin

Aussi connu sous The Exile Of Erin Reel

Type
Reel
Tradition
Irlandaise
Mesure
4/4
Tonalité
re mixolydien
Structure
AABB
Niveau
Intermédiaire
Tempo indicatif
116 à la noire

composition-modernesous-droitsreel-en-reTony-Sullivanrepertoire-mondial

Ouverture

Deuxième morceau de Tony Sullivan dans ce répertoire, après The Butlers of Glen Avenue, et deuxième fiche descriptive pour la même raison. Le banjoïste a le don d'écrire des reels qui s'installent si bien qu'on les prend pour du traditionnel.

L'attribution est nette et n'a jamais été contestée sur la page. Dès 2003, un contributeur salue « encore un beau morceau du banjoïste Tony Sullivan », et le ton dit assez que l'information est acquise. En 2017, quelqu'un retrouve un enregistrement de Tony jouant lui-même le morceau. Et en 2026, un contributeur qui dépose sa propre version ajoute une phrase qui vaut prise de position sur toute la question des droits dans ce répertoire : il confirme que la version jouée par le compositeur est différente de la sienne, et espère que le compositeur ne lui en voudra pas. Un auteur vivant, des musiciens qui en tiennent compte : c'est exactement la situation où cette fiche s'abstient de reproduire quoi que ce soit.

Un point d'index mérite d'être signalé, parce qu'il pourrait égarer. L'index des collections de TheSession rattache à ce morceau une entrée des Gems of Ireland de Clinton, au numéro 58. Le recueil de Clinton date des années 1840. Un morceau composé par un banjoïste vivant ne peut évidemment pas y figurer. The Exile of Erin est le titre d'une chanson irlandaise célèbre du début du dix-neuvième siècle, et l'entrée de Clinton renvoie selon toute vraisemblance à cet air, pas à ce reel. C'est une homonymie de titre, comme le site en produit régulièrement, et non un indice d'ancienneté.

Sur le nom lui-même, on n'a qu'une hypothèse, avancée en 2003 et jamais confirmée : il désignerait un pub, peut-être à Manchester ou à Leeds. Tony Sullivan étant lié à la scène de Manchester, l'idée est plausible, mais personne n'a apporté de preuve et je n'en ai pas trouvé non plus.

Le morceau a une histoire de transmission assez touchante, visible dans les commentaires de 2004 et 2005. Une contributrice s'enthousiasme, dit son obsession pour ce reel, l'enseigne à d'autres, et on la remercie publiquement sur la page à plusieurs reprises. Elle signale au passage la version de Liz Carroll sur le disque du Boston College My Love Is in America. C'est un rappel utile que la diffusion d'un morceau passe autant par des gens qui l'apprennent à leurs voisins que par les disques.

Une dernière chose, pratique celle-là. Un contributeur remarque en 2012 que la section grave, à la fin de la première partie, peut se jouer une octave au-dessus sans que ça sonne artificiel, et il ajoute que c'est une bonne nouvelle pour les flûtes et les cornemuses. C'est le genre d'information qui décide si un morceau entre ou non au répertoire d'un instrument.


Fiche technique

Type : reel, mesure à 4/4, structure AABB (huit mesures par partie, chacune répétée), avec deux fins différentes pour chaque partie.

Tonalité principale : ré mixolydien, et sans la moindre discussion : les dix settings recensés par TheSession sont tous en ré mixolydien. Cette unanimité est cohérente avec une composition récente dont la version d'origine est connue et accessible.

Tempo indicatif : autour de 116 à la noire, tempo de reel courant.

Point pratique pour les vents : la descente qui ferme la première partie sort de l'ambitus des flûtes et des cornemuses. Elle se transpose à l'octave supérieure sans dommage, ce qui est explicitement signalé sur la page et confirmé par un setting déposé en ce sens en 2013 pour les joueurs de whistle.

Attention aux versions : le compositeur ne joue pas le morceau comme les settings du site, un contributeur le dit clairement en 2026 en renvoyant à la captation de Tony Sullivan. Pour qui veut la version d'origine, c'est là qu'il faut aller.

Partition et enregistrements

Cette fiche ne reproduit ni notation ABC ni grille harmonique, et c'est délibéré.

Le morceau est une composition de Tony Sullivan, auteur vivant et identifié. Contrairement au répertoire traditionnel, dont la mélodie appartient au domaine public, la ligne mélodique d'une composition récente reste protégée. La politique éditoriale de ce site est de ne prendre aucun risque sur ce terrain : pour les tunes sous droits, la fiche décrit, situe et renvoie, mais ne reproduit pas. Le même traitement s'applique à The Butlers of Glen Avenue, l'autre morceau de Tony Sullivan de ce répertoire.

Pour les settings déposés par les musiciens, aller à thesession.org/tunes/1293, où dix settings sont accessibles.

Pour l'écoute, commencer par la captation de Tony Sullivan jouant son propre morceau, signalée sur la page. Ensuite Martin Hayes et Dennis Cahill sur Live in Seattle, Liz Carroll sur My Love Is in America du Boston College, et le groupe Roaring Mary, qui l'enchaînait après The Tempest et avant Dinkey's, également dans ce répertoire.

Enchainements de session

Sur les 54 sets recensés sur TheSession, la dispersion est grande, ce qui est habituel pour une composition récente.

The Exile of Erin + The Humours of Tulla : 9 sets, la suite la plus fréquente.

The Exile of Erin + Beare Island : 5 sets.

The Old Blackthorn + The Exile of Erin et The Tempest + The Exile of Erin : 5 sets chacun. Le second correspond au set du groupe Roaring Mary signalé sur la page.

Doctor Gilbert's + The Exile of Erin : 4 sets. Également dans ce répertoire.

Voisins du corpus, un set chacun : Dinkey's et Farewell to Erin en suite. À noter que Dinkey's suivait déjà le morceau dans le set de Roaring Mary, et que les deux fiches sont dans ce répertoire.

Sources

  • TheSession, page du tune : https://thesession.org/tunes/1293
  • Martin Hayes et Dennis Cahill, Live in Seattle
  • Liz Carroll, My Love Is in America, Boston College
  • Roaring Mary, set enchaînant The Tempest, The Exile of Erin et Dinkey's
  • Captation de Tony Sullivan jouant le morceau, signalée sur la page
  • Commentaires TheSession cités : Odin (2003) pour l'attribution à Tony Sullivan, Kenny (2003) pour l'hypothèse du pub de Manchester ou Leeds, violynnsey (2004) pour le set de Roaring Mary, Zina Lee (2004 et 2005) pour la diffusion du morceau et pour la version de Liz Carroll, Kenny (2005) sur la proximité de la transcription de Will Harmon avec l'original de Tony Sullivan, birlibirdie (2012) sur la transposition à l'octave de la section grave, ObieWhistler (2013) pour le setting adapté aux whistles, Steve Shapiro (2017) pour la captation du compositeur, Fernando Durbán Galnares (2026) confirmant que la version du compositeur diffère de celles déposées
  • Entrée Clinton's Gems of Ireland n° 58 : rattachée à ce morceau par l'index de TheSession, mais le recueil de Clinton date des années 1840 et ne peut pas contenir une composition récente. Il s'agit selon toute vraisemblance de l'air de la chanson homonyme, non de ce reel. Homonymie signalée, non vérifiée en première main dans le recueil.
  • Origine du titre : hypothèse d'un nom de pub, avancée sans source et non confirmée
  • Année de composition : inconnue, aucune source trouvée
  • Statistiques d'enchaînement calculées sur la totalité des 54 sets publiés sur TheSession

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